Les maux du coeur

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27 janvier, 2008

Classé dans : Non classé — forcat @ 16:06

Avez-vous déjà eu cette sensation désagréable d’être retenu par je ne sais quoi ou je ne sais qui et de ne savoir quoi faire ou comment faire pour vous tirer de cette poisse ? Ma vie a été pendant longtemps quelque chose que je concevais comme une suite d’échecs. Je crois que certains d’entre nous sont les virus d’un système parfois rouillé qui bousille toute tentative de régénérescence et je crois, je reste même convaincu que personne ne se confie mieux qu’à travers ses prières puisque dans la profondeur de nos âmes nos actes n’ont pas de couleurs. Il n’y a pas de berger, pas de consolateur, juste des hommes qui pleurent pour expier leurs douleurs. Le mal être n’est pas un déshonneur, c’est le proxénète des âmes délaissés, le chasseur aux multiples visages.

Je n’ai pas connu ces sentiments qui vous mènent en eaux profondes mais j’ai connu la rage dans les méandre du désespoir parce que je sais quelque part au fond de moi que ni lois, ni principes ne me sauveront ; j’ai dérivé sur des rivages glissants, mais la vie a toujours laissé traîner une corde, un bras, auquel j’ai pu m’accrocher, je n’ai pas écrit ma vie pour la voir dériver mais je l’ai pensée à travers mes actes, mes engagements pour la réaliser  et rien ni personne ne peut me demander d’être ce que je ne suis pas. Le bien et le mal sont toujours en opposition pour posséder nos armes mais qu’importe ce que l’on choisit, il faut savoir assumer, faire ce que l’on croit juste.

Chaque jour qui passe, j’ai l’espoir de te revoir, et je ne cesse de me demander si tu voudras m’accompagner pour mon dernier voyage. Dans mes pensées il n’y a que toi, j’emporte avec moi ton plus beau sourire, comblé d’avoir su t’aimer, heureux de tant t’avoir donné et à toi que j’aime, voici les dernières paroles que je voudrais t’adresser, profite de la vie sans regrets, ne cherche pas de réponses dans l’obscurité, n’accuse pas la raison ou la passion,  apaise simplement ton cœur de mes dernières volontés.

Cayenne le 08 mai 1992                                                                                                                

 

Ma petite femme, 

Depuis que vous êtes partis, la vie m’a encastrée dans ses entrailles, je suis lié au destin que j’ai choisi et je ne peux renoncer au calvaire qui m’emprisonne. Je garde encore ce souvenir de toi, timide, superbement sexy, et j’ai foi en nous, en lui, en l’amour que nous partageons, même si je sais que notre histoire est restée suspendue aux lèvres du temps.

Je n’ai pas pleuré, je n’ai pas détesté, je me suis sacrifié par amour, par dépit, et je sais que si tu avais été là tu n’aurais pas voulu que je parte ainsi. Souviens toi de moi comme un homme, pas comme d’un lâche, et n’essaye pas de persuader ceux que j’aime que tu m’as toujours aimé. La folie est une maladie que même l’amour ne sait pas vaincre, elle demeure en nous et se nourrit de nos doutes, de nos maux. Son aphrodisiaque nous saisit aux entrailles et envahit nos veines pour empoisonner notre cervelle, jusqu’à prendre possession de notre être tout entier.

Ne pleure pas petite fleur, le temps aura raison de ta douleur, l’amour saura vaincre ta peur et doucement la vie te caressera de bonheur pour qu’à jamais ta blessure cicatrise. Je sais, tu te dis que plus jamais tu n’aimeras, que tu n’aurais jamais pensé que je sois capable d’un tel acte, mais sache que rien n’est impossible pour moi car je crois en toi, en cet autre moi. Tu porte un peu de moi, ce n’est pas un hasard si quand je pars il arrive, il est l’équilibre de ta vie, il grandira dans la sagesse, et il aura tout ce que tu voudras de moi, mais jamais il ne me quittera, parce qu’il est la veilleuse de notre amour, le messager de ma seconde vie. Je ressusciterais en lui mon amour, pour chaque jour  nous réunir.

Ne sois pas coupable, mes échecs sont les terroristes de ma vie et le monde,  une bannière aux couleurs de mes douleurs. Si  je ne peux pas  racheter ma dignité, je peux tout au moins t’offrir ma liberté.  Je suis resté assis là, à te regarder,  convaincu que tu  serais le remède à mon mal mais je ne saurais te dire combien de fois mon esprit a fuit cette réalité. Mes lèvres brûlent de te dire ces mots qui n’ont plus de sens, pourtant mon cœur a déjà raccroché. Ce joyau grenat violacé ne battra plus, ne souffrira plus, et te quittera à jamais libre d’aimer. Referme les portes de mon enfer silencieux, en gardant précieusement pour lui, tout l’amour que je t’ai donné, parce que même si j’ai choisi ma destinée, c’est à toi que j’ai confié mon plus beau trophée.

Il y a tant de choses que je voudrais te dire, tant que je voudrais faire, mais hélas, je n’en ai pas le temps, les gardiens de la mort m’attendent déjà et j’ai trop peur que si je renonce ils me  prennent de force. N’oublie pas mon amour, pas de larmes, pas de cris, juste une dernière prière pour que ma traversée soit moins douloureuse, juste une dernière pensée pour que je sois moins seul, moins  malheureux. Mon cœur t’appelle encore pourtant je sais que tu es loin et que tu n’entends plus mes appels. Adieu fleur immaculée, adieu encens parfumé, tu étais l’aube de mes réveils, le goût parfumé du désir et de l’amour, mais aujourd’hui, en vérité tu m’oublieras.

 A toi qui arrivera pendant que je serais absent, je veux te dire que je t’aime, et que tu es sans doute la plus belle chose que j’ai conçu, ne renonce pas à ta vie, bat toi tant que tu ne l’auras pas vaincu, elle sera avide et perfide, vicieuse et destructrice mais généreuse et passionnante, mais souviens toi qu’un homme ne naît pas Homme, il le devient, il se construit. Le chemin sera long pour te voir mais j’ai foi en toi, en nous, en nos retrouvailles dans cette vie ou ailleurs, l’essentiel c’est que tu sois dans mon cœur.

A vous que j’ai longtemps appelé, et qui n’avez pas su disperser la brume qui épaississait mes longues journées,  je vous dis que je suis fier d’avoir été votre ami, votre fils, votre frère, et durant tout ce temps où vous m’avez vu sur scène, jamais je n’ai douté de vous. Au revoir ! ne cherchez pas les raisons de ma douleur, j’ai choisi la façon dont je voulais vous quitter, sans pleurs, sans adieux, sans morale, sans baisers, je veux que vous gardiez de moi le plus beau moment de joie, le plus beau baiser, la plus belle étreinte. Fermez vos yeux, ils ne doivent pas pleurer, je m’en vais en silence, et pardon pour l’arrogance.

Je n’ai pas choisi celle qui va me prendre ma vie, je n’ai pas choisi de partir ainsi, j’ai choisi ma route avant l’heure pour rencontrer le passeur de ma destinée et je n’ai pas envie que vous compreniez, je veux juste que vous respectiez ma volonté, et qu’à partir d’aujourd’hui, vous soyez les gardiens de mes souvenirs. N’essayez pas de me retenir car il m’est trop pénible de vivre, ne m’arrosez pas de larmes mon cœur est déjà desséché,  enlacez-moi de roses elles seront mon jardin parfumé.

 

Jeudi 12 mai

Le soleil se lève, encore une nouvelle journée, il va falloir faire semblant. Je suis fatigué je n’ai pas fermé l’œil de la nuit, son image m’obsède, comment vais-je lui dire qu’il n’y a plus rien que je puisse faire car tôt ou tard elle saura. Cela fais des mois que je repousse l’échéance et inévitablement tous les soirs je me dis que c’est le dernier. De toute façon ma décision est prise, je sais que certaines personnes ne comprendront pas et qu’elles en souffriront mais ai-je d’autres choix ? A chaque fois que les ténèbres m’ont submergé personne n’a pu me ressusciter. C’est comme si ils avaient tous appris la même chanson, le même refrain, les uns après les autres ils me répétaient :

Tu verras ça ira, accroche toi il y a beaucoup de gens qui t’aime, tu ne dois pas baisser les bras. Mais le plus dur c’est d’entendre dire : « je sais ce que tu ressens, pense à ta mère, pense au mal que tu feras autour de toi, si tu ne te bats pas personne ne le fera pour toi ». Ou encore : « ce n’est pas en restant là à te lamenter que tu résoudras tes problèmes, trouve toi des activités, tire un trait sur le passé. J’aurais voulu les étrangler avec leurs conneries, ils ont tous la prétention de dire que c’est facile de s’en sortir si on veut », mais personne ne me demande le pourquoi de ma déchéance ; malgré tous les appels au secours, tous ces signes ils n’ont pas vu que l’obscurité s’était emparée de mon âme et que plus rien ne me fera redevenir celui que j’étais.   

Tout ça m’énerve et j’ai du mal à rester zen quand je les entends. Une chose est sûr je deviens fou il n’y a plus de place ici pour moi et je leur prouverais. Pour l’instant, il faut remettre l’armure paisible et traverser cette jungle sans  rien oublier. Ma seule consolation sera de l’entendre encore une fois avant de pouvoir la serrer dans mes bras, sentir encore une fois son souffle s’agripper au mien, envelopper ses mots d’amour et la regarder glisser furtivement aux portes de mon exil. Elle est ma geôle, ma dernière demeure, l’hirondelle de bonheur qui ne me fait plus craindre les ténèbres, elle est la seule chose qui me reste.

A peine ces dernières paroles imprimées dans mes pensées, je sens au plus profond de moi, une caresse fraîche du temps qui me fait frissonner, je n’ai pas perdu la raison, la colère à cultiver le jardin que j’avais abandonné et je n’ai récolté que les fruits aigre de cette terre malade. Mon corps n’a plus de désirs, d’envies, je suis mort de solitude, enchainé à mon chagrin, trop effrayé de cette idylle inconnu. Malheur à celui qui souffre, il n’a plus de voix pour chanter, malheur à celui qui pleure son cœur applaudi un être désolé.

Je n’ai pas failli a mon devoir d’Homme

Je suis un père,

Je suis un fils

Je suis un frère

Sans dignité, sans avenir,

Mais avec un cœur passionné d’avoir aimé

Avec des yeux éblouis d’avoir aimé

Mais sans la volonté de guérir

On ne meurt pas d’avoir trop aimé

On ne meurt pas d’avoir failli

On meurt d’être la société

On meurt d’être souvent oublié

Moi je meurs pour me relever

Je meurs pour ne plus pleurer

Parce que sans toi je ne suis rien, ce rien qui conduit au naufrage,

Abandonné, délaissé, dépouillé d’innocence

La vie n’a plus de sens, Adieu, Je Vous Aime.

J’ai regardé mourir l’amour que tu as semé

Submergé par l’ouragan de la culpabilité,

Je n’ai pu anéantir ce sentiment de salissure

La crasse m’étouffe de malaise

Je ne peux t’accorder le droit de soigner ces blessures

Pour que je me complaise

 

Coupable

Je suis coupable,

D’avoir trahi, d’avoir menti

Et je sais tout au fond de moi

Que cette trahison a décapité ton amour

 

Je n’ai plus mal

Je n’ai que les larmes

Je te présente mes condoléances

La peine dans l’âme

Pour qu’à jamais tu comprennes que j’ai déposé les armes

 

Pas besoin de batailles

Pas besoin de victoires

Mon âme explose de rage

Devant le défilé d’état d’âme

Qui consume ma liberté

 

Je ne peux plus t’aimer

Je ne peux plus t’appartenir

J’ai joué et j’ai perdu

La plus petite parcelle de dignité

 

Où es-tu je voudrais te dire adieu

Je veux m’écrouler sous d’autres cieux

Disparaître sous l’écume de la rédemption

Parce que je sais, je sais, que tu m’aimes encore

Je veux m’accoupler de justice

Pour que naisse en moi un solstice de regrets

 

Ne me demande pas de te dire

Si je le veux ou si je le peux

Ne demande rien à ce condamné

Qui prend la fuite pour mieux assouvir

Son besoin de sincérité

Il est allé malheureux

S’endormir sous l’innocence de Dieu

 

Rien n’assouvira ces regrets qui me ronge

Rien ne comblera cette faille méprisante

Je lisais chaque jour dans tes yeux

Le mépris de ces jours malheureux

Où par lâcheté ou par vice

J’ai trompé ta vigilence

 

Ne songe pas au plaisir

Ne songe pas à me combler de désir

Je suis cette forteresse ensablée

Qui rugit de détresse

Mon amour, mon pauvre amour,

Reste chaque jour prisonnière de ta promesse

Et n’oublie pas que j’ai fuis par paresse

Je ne peux que regretter ma détresse

Pour saluer ta promesse

De m’aimer chaque jour

 

Les flammes ne briseront plus les miroirs

Mon âme n’assumera plus tes regards

J’oublierais malgré moi

Ce qui faisait de moi

L’oiseau rare qui avait comblé ton paysage

 

Tu es,

Tu resteras,

Cette lame devenu flamme

Qui m’avait rendu femme

Dans les tourments du désespoir

 

Va,

Pars,

Oublie-moi

Je délivre ton âme

Pour que tu sois ivre et sans armes

Et que tes larmes s’envolent à jamais

Au crépuscule du désespoir

 

Tu es mon arme

La plus fatale

Tu es ma lame

Et je veux te croire

 

 

Je ne fuierai pas et je ne t abondonnerais pas car personne n’est ce que tu es pour moi tu n es pas parfaite et je ne le suis pas non plus ;je veux de toi jusqu’à ce que Dieu decide de nous ramener a lui même au delà de cela je t’aimerais et me battrais pour toi ;t’oublier t’effacer ne m est pas possible,tu es cette femme que j ai rencontré et que je désire encore et encore ,tu n es en aucun cas habilitée a te juger coupable, inutile, demain ne mourra pas parce que tu l’as aisement décidé, tu es un exemple pour tes enfants une idole l’image d’une femme battante avec ses faiblesses qu’il faut accepté et y paliers si cela est possible. Tu n’as rien a prouver j ai vu,  admirer tes competences et sait de quoi tu es capable.Alors si tu dois mourir que meurt celle qui vit dans le passé et les regrets, et que naisse celle qui veut avancer, je serais toujours la de toute facon

 

 

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