Les maux du coeur

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27 janvier, 2008

Les amants perdus

Classé dans : Non classé — forcat @ 15:44

Je voudrais que tu me dises

Je voudrais que tu me lises

Les romances des amants perdus

Leurs infidélités suspendues

La médiocrité de leurs pardons

Les jalousies dont ils ton fait don

Pour oublier que dans l’adversité

ils se sont aimés

Parle-moi du temps

Parle-moi des sentiments

C’est toujours désarmant

De connaître les défaites qu’on attend

Rien n’est comme avant

Il pleut tout le temps

Et ce désastre que l’on entend

Rugit par-dessus l’âme

Comme un chant que la mort entame

Je suis la pluie de vie

Je suis le silence qui survit

Je suis la richesse

Dans une oasis de sécheresse

Le temple et la forteresse

Le feu et la sagesse

Et rien ni personne

Ne me condamnera si je t’emprisonne

Vous qui êtes charognards

Vous qui guetter tels des léopards

Que serait ma vie de clochard

Si je n’avais pas tué mes cauchemars

Rend moi ma vie

Je saurais ce qu’elle m’a appris

Rend moi mon cœur

Je me saoulerais de ses peurs

Tu es

Je suis

Le messager du bonheur

Je suis

Tu es

Mon porte bonheur

Tu es

Nous sommes

Les condamnés oubliés

Nous sommes

Tu es

L’ivresse de ma vie, mon dernier rosier

Peux-tu me noyer

Dans des eaux empoisonnées

Sans te soucier

Sans oublier

Que même déchu je suis ta vérité

Tu es l’arbre qui m’unit à ton écorce

Je suis la flamme qui brûle sur ton torse

Aucune empreinte

Aucune complainte

Je suis le templier

Je suis ce que tu ne peux nier

Je suis

Je suis

Celui sans lequel

Tout et rien se querelle

Quand fredonne l’hirondelle

Qui s’éloigne à tire d’ailes

Je n’ai que mes mots pour te conquérir

Je n’ai que mon cœur pour te chérir

La vie fuit au-delà de moi

Et tout mon corps en émoi

Ne pourrais te regarder

Sans se laisser combler

Ne dresse pas de barrières

Ne sois pas toujours fier

C’est parfois celui qui a peur

Qui sort de sa torpeur

C’est parfois celui qui aime

Qui transcende sa haine

Ne m’oblige pas à mentir

Tout doit nous unir

Ne m’oblige pas à vomir

Je suis l’homme à venir

Le venin de l’orgueil

Crépite en moi

Comme un répugnant linceul

Qui guette une proie

Ne recouvre pas mes yeux

De la honte de Dieu

Délivre-moi doucement

D’amour innocent

Bénis mes lèvres délicatement

D’un parfum étonnant

Qui capture le désir

Fait naître en moi le plaisirs

Et m’ensorcèle de jalousie

Je verrais naître en toi la vie

Sur les chemins amoureux

Je te conduirais à Dieu

Je t’envouterais d’amour fallacieux

Pour te couvrir sous les cieux

J’envie ton corps

Qui m’enveloppe d’un sort

J’envie, je t’envie

Chaque seconde je m’ennuie

Peux-tu déclencher en moi le tonnerre

Peux-tu combattre l’enfer

Je te veux agile

Fragile

Je te veux sereine

Telle une reine

Je te veux vivace

Loquace

Je te veux mère

Amère

Je te femme

Flamme

Ne courtise pas la vie

Elle m’enivre de symphonies

Ne fuit pas l’harmonie

Elle roucoule de sympathie

Nous sommes les oiseaux du bonheur

Les oiseaux qui ont peur

De s’enlacer, de s’élancer,

Parce qu’ils ne savent pas danser

Il n’y a qu’un pas à franchir pour égorger la terreur

Ne reste pas accroupi à guetter les miettes de la vie

Détourne ton esprit de l’assimilation de la peur

Elle te colonise, t’envahit, elle efface le souvenir déraciné

Pour t’enchaîner dans l’adversité

Ensemble nous combattrons la servitude

Ne renonce pas à la fougue

Dénonce l’hypocrisie

Attaque le despotisme

Nul philosophie n’a pu à ce jour préserver une civilisation

Combien ont renié leur identité

Ecorche ta nationalité mais ne décroche jamais ton drapeau il est la clé de ton identité

 

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