Les maux du coeur

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13 juin, 2008

Nombril de ma vie

Classé dans : Liens — forcat @ 0:12

amrindien.jpgOn m’a parlé de mon pays

pour m’enfuir de l’oubli

pour revenir à la vie

On m’a parlé de mon pays

car depuis longtemps je n’ai pas souri

On m’a parlé de mon pays

et je suis resté ébahi

quand mon père m’a dit

tout ce qu’on lui apprît

On m’a parlé de mon pays

quand les âmes ont surgi

quand l’écume a meurtri

et que tous les fruits ont pourri.

On m’a parlé de mon pays

pour que je lui redonne vie

pour être ce que je suis

sans oublier ceux qui l’ont construit.

On m’a parlé de mon pays

pour l’aimer sans un cri

pour étouffer le mépris

car nous sommes seuls à en être épris.

Je n’ai pas volé ce que tu m’as pris

parce que jai aimé ce que tu as maudit

et sans crainte j’ai construit

ce que tu as démoli

car il n’y a pas d’armes dans mon nid

pas de larmes, ni de cri

le silence qui nous meurtri

étouffe lentement sans un bruit

l’Amour qui me purifie

la main qui fait crédit

et dans le choeur amère

je me souviens de ma mère,

de sa marche funèbre

vers le noir, les ténèbres.

On m’a parlé de mon pays

du lacet noir qui rugit

des jolis dos meurtris

de ces danses qui s’enfuient

et dont le cri toujours retentit.

On m’a parlé de mon pays,

d’un peuple anéanti

d’une culture épanouie,

celle de la pluie, cele de la vie.

On m’a parlé d’un pays

où le sang est inscrit

comme le messager d’un ami

On ‘a parlé de mon pays

pour que jamais je n’oublie

On m’a parlé de mon pays comme un coin de paradis

on m’a parlé de mon pays

celui là où j’ai grandit

celui où ils ont perdu leurs paris

de nous convertir à leur vie

pour multiplier leurs profits.

On m’a parlé d’un pays,

de mon pays,

celui là où je vis

d’où je suis parti

pour que jamais je n’oublie

que là où je suis il survit

enchaîné à mon être

épargné de mon mal être.

On m’a parlé de mon paysde ce pays qui a vu naître

des hommes et des maîtres

pour que jamais ne naissent

la peur des traitres

la peur de naître

la peur de l’être

celle que chaque jour j’ai vu naître.

Sylvie Porthos

 

 

 

 

 

4 juin, 2008

Classé dans : Liens — forcat @ 0:56

265949j6q5n7oiagzswdzqnr6btq2iuz86hl74602123466133237944pnbmtyk8xw2bgicn727beblc7hcm75roh132118l.jpgDepuis ce matin mon coeur sifflotte d’allégrese

car ce baiser que tu as roucoulé sur mon cou

déverse sur mon corps l’odeur de cannelle qui a imprégné tes lèvres.

Depuis ce matin mon coeur sifflotte de tendresse

car ses mots qui ont gravé ma peau

ont publié mon plus beau roman.

Depuis ce matin mes mains caressent avec tendresse

ce corps abandonné qui s’éfface de tristesse.

Sylvie Porthos

Black Afric

Classé dans : Liens — forcat @ 0:10

51g.jpgJe suis ce que tu n’es pas

au delà d’être noir

au delà d’être nègre

au delà de cette tere d’Afrique qui m’arrache les tripes

je suis black

quand partout claque

fier d’être l’attaque jamais induit en démenti.

Je suis black

dans les entrailles de ma négritude

et je ne cesse de percer l’âme qui me saoûl de failles

car je suis né libre dans un pays qui m’appartient.

Toi qui voit, toi qui boit,

sache que partout où tu iras

il y aura une part de moi

car mon sang s’est réfugié dans le silence des tombeaux.

Je suis black, créole légalisée,

je suis black, affranchi d’africanité

mais je suis aussi black, estropié de mon histoire

épuisé d’avoir trop couru

d’avoir trop voulu

ma liberté,

ma dignité,

mais je suis enfant du peuple,

fille d’une femme

née pour enseigner la liberté.

Sylvie Porthos

 

2 juin, 2008

Bel inconnu

Classé dans : Liens — forcat @ 4:18

400f6928052ubawkxjlx1ugzpvhuzaqd9kpor5ulbv6.jpgPour toi que je n’ai jamais vu

à toi que je n’ai jamais lu

mon coeur s’enflamme d’amour

pour te confier sans détour

ma pensée la plus sincère.

Pour toi bel(le) inconnu(e)

à toi que j’ai voulu

j’offrirais tendrement ces mots qui s’échappent de mon coeur

car je veux croire que sans peurs

un jardin fleurira dans ton coeur.

Pour toi qui jamais ne pleure

mais qui rêve pourtant de bonheur

à toi j’abandonne toute ma flamme

car elle sonne sur les parchemins déchirés

d’une soie amourachée.

Sylvie Porthos

Les maux…

Classé dans : Liens — forcat @ 3:58

265949j6q5n7oiagzswdzqnr6btq2iuz86hl247456xuv6adhmo7wigoadgbsvqvrujzit7b72796895h165300lh225544l.jpgLes mots ne sont que maux

depuis que je suis né

et je ne saurais te dire qu’ils sont faux

puisque je les ai condamnés.

Les maux ne sont que peurs

quand je m’affranchis de mes douleurs

car enracinés dans la terre

elle me poursuivent dans la pierre.

Les mots sont à mon père

ce que je suis à la terre

nourrit de sa sève

pour perpétuer la relève

Les maux ne sont que maux

depuis que les mots ont envahis mon cerveau

et ce n’est que pour toi

que je resterais sans voix

suspendu à ce vide

qui chaque nuit me plisse de rides.

Où vas-tu quand tu m’oublies ?

Ma chérie les maux… les mots, ne sont que trop

pour te confier sans repos que je reviendrai bientôt.

Sylvie Porthos

 

 

 

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