Les maux du coeur

Ce blog est destiné à partager des écrits, poèmes, nouvelles, avec tout le monde

6 avril, 2009

nectar d’amour

Classé dans : Amour — forcat @ 6:38

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Si un baiser est le fruit de l’ardeur, je savoure de boire chaque fois que Dieu le permet, le plaisir suave qui parfume tes lèvres. J’échappe au temps dès que dans l’ardeur de nos ébats, je muris d’amour. Aucun homme à ce jour n’a su semer et m’enrichir de son grain, et chaque fois que mes lèvres t’éffleurent, c’est pour mourir d’amour.

Je ne saurais te confier à quel point ton audacieuse abstinence m’enivre de te serrer contre moi. Je délecte ces moments onctueux où ma bouche parcoure tes recoins sensibles ; je meurs d’un élan capricieux de te voir me posséder sans pudeur et je savoure chaque étreinte qui tortille mon ventre, des douceurs que me procurent tes supplices.

J’envie ce qui te baise, car à jamais mon corps libre et pourtant prisonnier s’ennuie de cette absence douce qui éclaire mes douleurs. Si t’aimer est une chimère, alors mon corps foisonnant d’ardeur t’appartient, car tu es et tu reste celui qui par audace aura su en toute hâte et sans perdre haleine, velouter ma vie du nectar de son amour.

Soit fort, soit humble, possède moi et garde toujours sans retenue, la danse ensorcelante qui me conduit à l’extase. Soit homme et pénètre ma chair avec l’ardeur du combattant, panse mes blessures avec l’amour d’un Dieu, mon corps ne sera plus que tien et à jamais dans l’éternité je jouirais d’avoir su donner ce qui m’a été donné.

Corps en chaleur

Classé dans : Liens — forcat @ 6:20

Ferme les yeux

tend moi tes lèvres délicatement,

je voudrais sentir ton souffle sur mon visage.

Enlce moi

viole moi d’ardeur

je me trémousserais sans fin de désirs.

Touche moi, il n’y a que ton corps qui m’affole

tes mains m’excitent et m’exultent de chaleur

mon corps s’abandonne en détresse.

Pour toi…

Classé dans : Petits mots doux — forcat @ 6:12

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J’aurais voulu être tes yeux

pour baiser d’envies tout ce que tu désires

j’aurais voulu être ta bouche

pour savourer tes saveurs

j’aurais voulu être le ciel

pour te couvrir d’arc-en-ciels

j’aurais voulu être un jardin

pour te vêtir de roses vermeilles

Coeur à prendre

Classé dans : Petits mots doux — forcat @ 6:06

 

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La courbe de tes yeux fait le charme de mon coeur

et tes lèvres la chaleur de mon bonheur.

Si la cendre d’amande que tes pupilles contiennent

exulte de violence tes regards de feu

tu ne peux que par ton amour

faire exploser de remous mortels

mon coeur qui de ces soupiraux s’émerveille.

écrit le 05/07/89 PS

Un jour tu aimeras

Classé dans : Liens — forcat @ 5:58

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et de cette Amour merveilleuxton coeur à jamais en sera amoureux

Un jour tu connaîtrs la chaleur d’un corps à corps

et de sa passion veloutée, tu en seras ensorcelée,

de sa tiédeur tu n’en sera qu’émerveillée

tu en seras alors follement éprise

et de cette folie d’amour qui t’illumine

tu en seras à jamais démunie.

Un jour tu savoureras le nectar savopureux d’un baiser

et prisonnière de ce charme qui s’enfuit,

tu te souviendras jadis que tu as aimé.

Le souvenir de vos lèvres effleurées

s’étiolera à la perte de cette amour fallacieux.

Un jour tu désireras ses caresses

et toi, dulcinée de son coeur

du parfum d’ébriété qui t’enlace

tu en seras privée au seuil d’un chagrin qui se cueille.

Un jour belle hirondelle,

quand l’amour sonnera à ta porte de ses éloges

tu cueilliras à tire d’ailes

le bonheur passager de ses saveurs.

Quand le chagrin t’emportera

tu comprendras alors que l’amour n’est que saison

et ses tendresses, trahison.

écrit le 23/03/89 S.P

Discours…

Classé dans : Liens,Textes — forcat @ 4:46

« Vous n’honorez pas vos ancêtres »,  cette phrase me lacère l’esprit, elle chatouille l’oubli qui m’enracine pour que je sache que le monde est un arc-en-ciel aux couleurs de nos douleurs.

Esclave…Esclave…Esclave… esclave… esclave !

Je ne suis pas esclave, ma peau n’a pas imprimé la servitude, la loyauté n’est pas mon devoir et la reconnaissance n’absout  en rien mes souffrances. Créole, je suis créole et rien d’autre, je suis infirme du passé de mes ancêtres puisque je ne suis pas esclave mais assimilé, les chaînes n’entravent plus mes pieds mais enchaîne mon émancipation. Le  leur de la civilisation n’a pas conduit la vie à travers les trappes de leurs bateaux, il a surtout anéanti, divisé, saccagé,  la communauté.

Mais si je ne suis pas esclave, je suis citoyen du monde sans couleur, sans frontière, je suis universel avec une culture une identité qui m’enracine partout et je suis affranchi de liberté. La colonisation a effacé ce qui faisait de moi la beauté à l’état pur car mes racines s’entrelacent, s’embrassent mais finalement jamais ne s’apprivoise. Peut-on racheter une dignité ? Peut-on briser le socle qui nous a uni pour nous momifier ? Moi je ne crois pas à l’absolu, ils ont utilisé l’HOMME comme outils parfait pour que l’OUTIL anéantisse l’HOMME et quand la gangrène a fait rage, ils ont utilisé les hommes comme des trophées.

Nous ne sommes pas plus humains qu’eux, ils ont gommé notre passé, pour ne pas laissé de traces de nos combats. Nous sommes cette complexité qui les anime et sans laquelle il n’y a pas de diversité. En clair, nous portons en nous les richesses de la civilisation et nous n’avons pas besoin d’artifices pour la transmettre à nos héritiers. Seuls les atrophiés sont restés sourds aux traditions, au rassemblement mais la marche victorieuse se fera sans eux.

 Moi je sais d’où je viens pourtant personne ne me l’a appris. Le monde regorge d’inégalité mais nous sommes l’inégalité même si nous ne connaissons pas l’interdit, nous sommes le fruit amer qui comble les saveurs Saurais-tu regarder l’horizon et ne pas voir le soleil se couché, nous sommes cette identité qui fige l’humanité, ce miroir qui emprute à chacun ses lauriers de victoires. Le temps a gardé confidentiel  la dignité des soldats pour éffacer les traces de leur popularité, mais les mémoires saines ont conservés leurs flambeaux. Les grains se sont éparpillés pour fleurir, ils ont fui le calvaire de la honte, celui où la servitude, la soumission, l’oppression à crucifié des âmes innocentes. Les champs fleuriront de soldats armés de bouquets, parés de sagesse, vêtu du drapeau de la paix solennelle, au son de la fanfare fraternelle.

Liberté, Dignité, Egalité, Fraternité, seront les étendards immortels qui accompagneront l’hommage funeste, en souvenir de la bravoure. N’éteins pas tes yeux, ils sont le plus beau miroir du monde, cette forteresse sainte qu’aucune âme ne peut trahir. Je voudrais que tu enfourche la haine pour l’engloutir jusqu’au dernier souffle dans les entrailles froides de la mort.

Je chevaucherai le cœur à nu, poitrine exhibée, pour recevoir dans ma chair l’empreinte de la liberté et je communierais les âmes interdites pour que renaisse la toison noire, mère nourricière de l’humanité. Je ne cueillerais plus le sel de tes lèvres, mais la chaleur de ton rêve.

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