Les maux du coeur

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6 avril, 2009

rencontre savoureuse

Classé dans : — forcat @ 5:32

J’étais restée là, assise, embourbée dans un tas verdâtre, jauni par le soleil, à demi suffoquante dans tout ce jus suintant, sucré, jaunâtre. C’est à peine si mon corps pouvait différencier ce lit humide et douillet, de la terre encore fraîche de la rosée du matin. A mesure que les minutes passaient mon esprit vagabondait, comme si il m’était poussé des pieds durant ma chute.

Je n’avais qu’une hâte, sortir de ce méli-mélo qui m’embarassait, se collait à ma peau, mélangeant parfum et puanteur à outrance. Pendant un instant, je pensai à ma dernière vision…Le monde n’était plus à mes pieds, je me tenais au milieu de lui, sans aucun espoir de revenir.

La caresse chatoyante du vent avait promené l’air de la campagne sur ma face, et délicatement, j’humais ce parfum délicat de fraîcheur. Rien ne semblait plus paisible à cet instant que la quiétude monotone de cette prairie.En quelques instants, je n’atis plus reine, plus saine, je n’étais rien, rien d’autre que…MOI; l’inconnu avait signé à ma face, me marquant sans scrupule d’orphelin et bêtement je réalisai que le rêve avait pris fin.

Ma peau délicate, soyeuse, succuleuse ment brûnie sous les assauts du soleil, se craquelait déjà, laissant ainsi place aux nervures saumâtres suintantes de mon corps. Je ne leur ai pas dit au revoir…mes amies, mes ennemies, et je ne sais pas… c’est l’achèvement d’une vie, une renaissance sordide qui me cloue.

Je n’ai besoin que d’une main, une main qui se tend, qui me tire, qui me dit viens, sans questions, sans à priori. Finalement, la vie est…les oiseaux roucoulent, volent, survolent, picorent, leurs ailes sont restées muettes, absentent à ma peine. Tout à coup, quelques pas, des feuilles qui se froissent, des rires, et subitement…plus rien.

Un souffle chaud, la vapeur de sa bouche réchauffe ma peau, je m’enlise, il me prend, un grain de douceur qui fait renaître l’espoir, la vie, et je n’ai qu’une seule envie…sentir ses lèvres, prendre sa saveur, le dénudé de ses envies, qu’il m’appartienne et que ses lèvres soient miennes.

Et là, contre toute attente, ses mains caressent ma peau, déjà ses lèvres me dévorent, il dépose un baiser délicat, presque pour demander pardon. Dans mon coeur, le souffle s’emballe, je suis éprise de sa bouche, trop sensible à la tentation. Une promenade en coeur à coeur, enlacée tendrement dans la paume de sa main, il me conduit paisiblement à la mort, parfaitement soumise, je m’abandonne.

Dans un élan de frénésie langoureusement suave, il me prend encore, une longue caresse, une douche amoureuse et délicatement…J’ai brisé le tabou du silence por swinguer maladroitement avec la vie ; je n’oublierais jamais la douceur avec laquelle il m’a déshabillée, l’adresse dont il a fait preuve pour m’épargner, et il n’y a pas un instant, une caresse dont je ne porte le souvenir.

Il m’a porté délicatement à la mort, amoureusement doux, fébrile à ma douleur, presque l’envie en apesanteur. Hé bien voilà ! ma vie s’achève, finit le perchoir, les beaux paysagesl le lointain est absent de mes visions…sans un bruit, sans un cri, je m’endors. C’est ça les fruits, ça vit, çà meurt, ça pourrit, ça jauni, on attend que la vie…la vie vous mène à des élans savoureux.

 

 

 

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